Rencontre avec les Alumni de l’ESGI – Léon Denise


Actualité publiée le 11 mai 2020

Léon Denise

Présentez-vous-en quelques mots…

Je suis artiste programmeur. Je dessine des fanzines, réalise des jeux vidéo et code des effets visuels. J’utilise les outils du jeu vidéo pour explorer et expérimenter de nouvelle manières de percevoir les réalités. Je fabrique de l’art génératif et interactif qui réagit en temps réel. – Portfolio : http://shaderland.com/

 

Quand avez-vous intégré l’ESGI et pour quelle formation :

J’ai intégré l’ESGI en 2012 pour le mastère Ingénierie de la 3D et des Jeux Vidéo.

 

Quels ont été d’après vous, les vrais plus de la formation que vous avez suivie ?

J’ai suivi la formation après avoir été diplômé de l’ICAN, école de Jeux Vidéo qui fait partie du réseau GES. Mes connaissances en programmation étaient confuses et incertaines, j’avais davantage de compétences en modélisation et animation 3D.
Malgré mes lacunes lors de mon intégration en 4ème année, la formation m’a permis de prendre confiance sur ma capacité à programmer, ainsi que répondre aux responsabilités d’un ingénieur. C’est-à-dire être capable de résoudre un problème avec une solution créative.
L’alternance m’a aussi permis de mettre un pied dans le monde professionnel avant la fin de ma formation, ce qui a favorisé l’accès au monde du travail après mon diplôme.

 

Quel souvenir gardez-vous de vos années d’étude au sein de l’ESGI ?

Mes souvenirs au sein de l’ESGI sont liés aux différentes personnalités qui animaient l’équipe pédagogique et mes camarades de classe. Enseigner la fabrication de jeu vidéo est récente et encore aujourd’hui quelque chose de difficile, il n’y pas de solution miracle. Nous étions peu d’étudiants à l’école ayant choisis cette formation, et cela crée un sentiment familial.

 

Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui suivent aujourd’hui cette formation ?

J’imagine que la formation a évolué depuis 2014, l’année de mon diplôme, donc au-delà des conseils évidents, et sachant qu’aujourd’hui j’enseigne en plus de travailler, je dirais qu’il ne faut pas hésiter à créer un échange entre l’enseignant et les étudiants. Ne pas s’imposer cette barrière entre le maître d’école et les élèves passifs. D’autant qu’aujourd’hui, certains étudiants en savent plus que le professeur. Les enseignants doivent délivrer une somme de connaissances, mais le vrai savoir est souvent dans la réponse aux questions des étudiants. Mon conseil est donc : participez, rendez le cours vivant en créant un terrain d’échange.

 

Avez-vous gardé contact avec vos anciens camarades ?

Je n’ai pas gardé contact avec tout le monde, mais je revois régulièrement plusieurs personnes lors d’apéros. J’ai aussi collaboré et travaillé avec d’autres.

 

Avez-vous rencontré des difficultés lors de vos entretiens d’embauche ? Si oui lesquelles ?

Je n’ai pas rencontré de difficultés lors mes entretiens d’embauche. L’alternance m’a permis de rentrer dans le monde du travail et de créer des contacts.

 

Votre formation vous a-t-elle permis d’atteindre vos objectifs professionnels ?

Oui, même si mes objectifs professionnels étaient flous lors de ma formation. Je sais désormais après plusieurs années professionnelles que mon objectif n’est pas de gagner beaucoup d’argent, mais d’avoir beaucoup de temps libre. Mon statut de programmeur freelance me permet cette situation dans laquelle je travaille peu tout en gagnant bien ma vie, pour profiter de mon temps libre.

 

Parlez-nous de votre poste (CDI?, mission…)

A la sortie de mon diplôme, j’ai intégré mon entreprise d’alternance : DV Mobile (Désormais DV group https://dv.fr). Après deux ans de CDI, j’ai décidé de me lancer en auto-entrepreneur, car comme expliqué précédemment, je favorise le temps par rapport à l’argent. J’ai utilisé quelques mois de chômage pour préparer mon activité, notamment à travers le partage d’images sur les réseaux sociaux.
Je suis actuellement programmeur freelance. Je travaille principalement avec les shaders, du code qui permet de créer des effets spéciaux en temps-réel comme des filtres d’image, des distorsions spatiales, des animations de nuage de particules, etc.
Je travaille pour des entreprises qui fabriquent des expériences en réalité virtuelle, des artistes qui souhaitent créer des performances numériques, des studios de jeux vidéo qui ont besoin d’un coup de mains sur un effet visuel.
Je donne aussi cours dans des écoles de jeux vidéo, ou pour des formations dans des entreprises ou avec des particuliers.
Je n’ai pas le confort financier d’un CDI, mais mon statut de freelance me permet de développer mes projets artistiques et de construire des communautés autour de mes passions. Ainsi je suis ainsi co-organisateur d’un festival qui mélange art numérique, jeux vidéo et demoscene : la Cookie Demoparty (https://2019.cookie.paris/)
Ma double formation à l’ICAN et à l’ESGI m’a permis d’accumuler deux compétences : l’art et le code. Deux compétences aujourd’hui très recherché dans les milieux de l’informatique, de la culture et de l’innovation.

SAS ANAPIJ
Adresse : 85 avenue Pierre Grenier – 92100 Boulogne-Billancourt
Une école
du Réseau GES
Le Réseau des Grandes Écoles Spécialisées
Établissement d'enseignement supérieur privé
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