L’ESGI, une école du numérique reconnue par Le Figaro Étudiant


Actualité publiée le 6 May 2026

L’ESGI s’impose une nouvelle fois comme une référence incontournable dans le paysage de l’enseignement supérieur numérique en France. Dans son classement 2026, Le Figaro Étudiant place l’établissement sur le podium des meilleures écoles du secteur, confirmant la qualité de son modèle pédagogique et son adéquation avec les besoins du marché.

Une reconnaissance forte dans un secteur compétitif

Dans un contexte où les formations numériques se multiplient, l’ESGI se distingue par des performances particulièrement solides. L’école se classe :

  • 2e meilleure école sur la thématique de l’emploi
  • 3e meilleure école dans le domaine du numérique et du digital

Ces résultats traduisent une réalité concrète : les diplômés de l’ESGI bénéficient d’une excellente insertion professionnelle et répondent aux attentes des entreprises, notamment dans des domaines en forte tension comme la cybersécurité, la data ou encore l’intelligence artificielle.

Une méthodologie exigeante et transparente

Le classement 2026 du Figaro Étudiant repose sur une analyse approfondie de 34 écoles spécialisées dans le numérique. Pour garantir la pertinence des résultats, seuls les établissements dont au moins 50 % des formations sont orientées vers des métiers techniques ont été retenus.

Trois grands critères ont structuré l’évaluation :

  • la reconnaissance académique (coefficient 4)
  • l’employabilité des diplômés (coefficient 4)
  • l’ouverture à l’international (coefficient 1)

Cette approche permet de fournir une vision claire et fiable aux étudiants en quête d’une formation solide dans un secteur en constante évolution.

Plus de 40 ans d’expertise au service du numérique

Fondée en 1983, l’ESGI s’appuie sur plus de quatre décennies d’expérience pour former les professionnels du numérique. L’école a su évoluer au rythme des transformations technologiques, en adaptant continuellement ses programmes aux nouvelles exigences du marché.

Son approche pédagogique repose notamment sur :

  • une forte professionnalisation
  • une proximité étroite avec les entreprises
  • l’alternance accessible dès la première année

Ce positionnement permet aux étudiants de développer des compétences concrètes et directement mobilisables en entreprise.

Une vision tournée vers l’avenir

Ce classement 2026 vient confirmer la pertinence d’une stratégie construite sur le long terme : former des profils opérationnels, agiles et capables de s’adapter aux mutations rapides du secteur digital.

Dans un monde où les besoins en talents numériques ne cessent de croître, l’ESGI continue ainsi de jouer un rôle clé dans la formation des experts de demain.

Hackathon : les étudiants relèvent le défi Michelin à travers la France


Actualité publiée le 4 May 2026

Un hackathon national au cœur de l’innovation digitale avec Michelin

Le Hackathon de l’Innovation Week vient de s’achever après cinq jours d’intense créativité avec Michelin. Organisé dans le cadre du programme SKOLAE, cet événement a réuni des étudiants issus de quatre écoles majeures : l’ESGI, l’ICAN, l’ECITV et l’EFET CRÉA. Présent sur 10 campus en France, ce hackathon national avait pour objectif de répondre à un défi stratégique lancé par Michelin : repenser sa stratégie digitale et renforcer son influence auprès des jeunes générations.

L’un des points forts de ce hackathon a été la collaboration entre étudiants aux profils complémentaires. Développeurs, designers et experts en marketing ont travaillé main dans la main pour imaginer des solutions innovantes. Cette approche transversale a permis aux participants de confronter leurs idées, de sortir de leur zone de confort et de produire, en un temps record, des projets concrets et pertinents. Les campus mobilisés, répartis sur tout le territoire, ont contribué à faire de cet événement un véritable laboratoire d’innovation à l’échelle nationale.

Michelin au cœur du challenge étudiant

Le groupe Michelin a proposé un cas réel aux étudiants : moderniser son image et renforcer sa présence digitale auprès d’un public jeune.

Un défi ambitieux qui a poussé les participants à explorer de nouveaux leviers d’influence, à imaginer des campagnes digitales créatives et à repenser les usages numériques de la marque.

À l’issue de ces cinq jours de compétition, le jury a récompensé les meilleures équipes :

  • 1ère place : Campus Sciences-U Lyon
  • 2ème place : Campus de Bordeaux
  • 3ème place : Campus de Paris

Le campus de Lyon s’est particulièrement distingué par la qualité, la pertinence et l’innovation de sa proposition.

Une expérience formatrice pour les talents de demain

Au-delà de la compétition, ce hackathon a été une expérience pédagogique riche pour tous les participants. Travail en équipe, gestion de projet, créativité et adaptabilité ont été au cœur de cette immersion professionnelle. Les étudiants repartent avec des compétences renforcées et une expérience concrète valorisable dans leur futur parcours professionnel.

Hackathon Skolae


Actualité publiée le 16 April 2026

Du 20 au 24 avril, les étudiants de l’ESGI, ICAN, ECITV et EFET CREA sur 10 campus se réuniront pour concevoir un projet numérique en équipe sur un sujet mystère. 

Le prochain hackathon Skolae marquera un temps fort de l’année où la pratique prendra le dessus sur les cours habituels. Durant une semaine, les participants travailleront sur un sujet concret qui leur sera présenté lors du lancement de l’événement. L’objectif sera de s’organiser en groupe pour proposer une solution numérique adaptée aux besoins exprimés. Cet exercice permettra de voir comment se déroule la création d’un projet de A à Z, depuis la réflexion initiale jusqu’à la réalisation finale. Ce sera une occasion de tester ses connaissances sur un cas réel.

Une organisation par équipe du 20 au 24 avril

 

Le travail se déroulera sur cinq jours pour aboutir à un projet final.

Le calendrier de ce hackathon Skolae sera fixé du 20 au 24 avril. Durant cette période, les étudiants ne suivront pas leur emploi du temps habituel mais se consacreront entièrement à leur projet. Chaque équipe devra gérer son temps pour répondre aux attentes qui seront détaillées lors du lancement. Il s’agira de s’adapter aux demandes et de proposer un outil ou une plateforme qui fonctionne. Ce format permettra de découvrir le rythme de travail que l’on retrouve en entreprise.

 

 

La collaboration entre plusieurs écoles du réseau Skolae

 

Les étudiants de l’ESGI travailleront avec d’autres profils spécialisés.

Pour ce hackathon, les groupes seront composés de profils variés. On y retrouvera des étudiants de l’ESGI pour les filières Ingénierie du Web et Ingénierie de la Blockchain, ainsi que des étudiants de l’ECITV, de l’ICAN et de l’EFET CREA. Ces quatre établissements font partie du réseau d’écoles spécialisées en alternance SKOLAE. Cette mixité permettra de mélanger les compétences techniques, le marketing et le design. Apprendre à travailler avec des personnes qui ont des métiers différents sera un point important de cet événement. Chaque profil apportera son expertise pour construire le projet. Les campus de Paris, Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, Reims, Rennes, et Toulouse seront mobilisés sur le hackathon.

 

 

Un exercice utile pour le parcours professionnel

 

Cette expérience permettra de préparer l’entrée sur le marché du travail.

Réaliser un projet dans le cadre d’un hackathon étudiant constituera un point positif pour un CV. Les recruteurs apprécient de voir que les étudiants ont déjà travaillé en équipe sur des sujets concrets. Cela montrera une capacité à s’organiser et à utiliser ses compétences dans un cadre professionnel. Au-delà de l’aspect technique, ce sera une opportunité de développer des méthodes de travail efficaces. Ce sera un exercice qui complétera la formation reçue tout au long de l’année à l’école.

 

 

Une présentation devant un jury le vendredi

 

La semaine se terminera par une explication du projet réalisé.

Le dernier jour, le vendredi 24 avril, chaque équipe présentera son travail. Ce moment permettra d’expliquer les choix qui auront été faits et de montrer le résultat obtenu après cinq jours de travail. Un jury composé de professionnels examinera les projets et posera des questions aux participants. Ce temps d’échange sera utile pour apprendre à présenter ses idées de manière claire. Ce sera la fin du hackathon et cela permettra de faire le bilan sur ce qui aura été produit durant la semaine.

Inscrivez-vous au HackNation


Actualité publiée le 14 April 2026

L’ESGI est la seule école française à accueillir le HackNation, un hackathon sur l’IA de 24h sponsorisé par OpenAI, le MIT et bien d’autres encore. Le HackNation est un hackathon qui s’impose comme un événement incontournable pour les passionnés d’intelligence artificielle à travers le monde. Le petit plus, le vainqueur de cet hackathon sortira avec un cash prize de 30 000 dollars.

Organisé les 25 et 26 avril, ce hackathon international réunira des développeurs, entrepreneurs et créateurs issus de grandes villes technologiques comme Paris, Boston, San Francisco, Munich, Londres et Zurich, tout en restant accessible en ligne pour les participants du monde entier. Des étudiants de l’ESGI feront partis des participants.

Sur Paris, il aura lieu au 64 rue de Ranelagh 75016 , sur le campus d’écoles spécialisées du réseau SKOLAE.

Les inscriptions se font ici.

Un hackathon d’envergure internationale

 

Ce rendez-vous mondial se distingue par la qualité de son réseau et l’ampleur de ses ambitions. Soutenu par des institutions et entreprises majeures telles que OpenAI, Databricks, ainsi que les prestigieuses universités MIT et Stanford University, l’événement attire les talents les plus prometteurs du secteur.

L’objectif est clair : permettre aux participants de concevoir, prototyper et lancer des projets concrets en intelligence artificielle en un temps record.

Des récompenses à la hauteur des ambitions

 

Le hackathon propose plus de 30 000 dollars de prix, accompagnés de plus de 150 000 dollars en crédits API. Une dotation significative qui permet aux équipes de transformer leurs idées en solutions réelles, prêtes à être déployées.

Au-delà des récompenses financières, les meilleures équipes auront accès à un programme d’incubation exclusif. Elles bénéficieront de l’accompagnement de mentors issus d’organisations de premier plan comme Microsoft, OpenAI ou encore Harvard et Stanford.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme tous les secteurs, ce hackathon représente une opportunité stratégique pour se connecter à un réseau international, accélérer un projet innovant et se faire remarquer par des acteurs majeurs de l’écosystème technologique.

 

 

L’ESGI : l’école d’informatique primée en cybersécurité et en IA


Actualité publiée le 7 April 2026

L’ESGI s’impose aujourd’hui comme une école d’informatique de référence en France grâce à l’excellence de ses étudiants dans des domaines clés comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle et le développement. À travers de nombreuses compétitions nationales et internationales, l’école démontre concrètement la qualité de sa formation et son adéquation avec les attentes du marché.

Une école de cybersécurité d’excellence

L’ESGI est reconnue pour la qualité de sa formation en cybersécurité et en infrastructure. Membre du Pôle d’Excellence Cyber, elle forme des experts capables d’intervenir sur des problématiques critiques de sécurité informatique.

Les résultats obtenus par les étudiants illustrent ce niveau d’exigence :

  • Cisco Networking Academy Cup 2026 : 1ère en France, 2ème en Europe et 3ème en EMEA de la phase 1
  • Cybercup Cisco 2025 : 1ère place en France et 3ème mondiale (47 000 participants)
  • Locked Shields OTAN 2025 : 2ème place en Europe (équipe France-Pologne)
  • European Cybercup 2025 : 1ère place en Active Directory
  • Cisco Networking Academy Cup 2025 : 1ère en France, 2ème en Europe et 3ème en EMEA
  • CTF des Assises régionales de la cybersécurité : 1ère place en équipe

Ces performances positionnent l’ESGI comme une école de cybersécurité incontournable pour les étudiants.

 

 

 

 

ESGI et intelligence artificielle : une formation tournée vers l’innovation

L’intelligence artificielle est devenue un pilier des métiers du numérique. Les étudiants de l’ESGI développent des compétences avancées dans ce domaine, comme en témoigne leur 1ère place au Hackathon DIRISI 2025 (maintenant Commissariat au numérique de défense), une compétition mêlant IA, cybersécurité et développement web.

Ce type de projet permet aux étudiants de travailler sur des cas réels et de proposer des solutions innovantes, renforçant ainsi leur employabilité dans les secteurs technologiques.

 

 

 

 

Développement informatique : des étudiants primés dans des concours internationaux

Au-delà de la cybersécurité, l’ESGI se distingue également en développement informatique. Les étudiants participent à des hackathons, concours et événements technologiques de haut niveau, avec des résultats significatifs :

  • MasterDev 2025 : 2ème meilleur développeur de France (sur 500 participants)
  • NASA Space Apps Challenge 2025 : 1ère place
  • SIGGRAPH USA : 1ère place (poster)
  • Laval Virtual : 2ème place
  • Hackathons Blockchain (HEC, Université Dauphine, BC Week Bahamut 2025) : plusieurs 1ères places
  • Hacking Paris 2025 : 2ème place lors d’un hackathon international au Parc des Princes.

Ces distinctions mettent en avant la maîtrise des technologies émergentes comme la blockchain, la réalité virtuelle ou encore les systèmes distribués.

 

Pourquoi choisir l’ESGI pour ses études en informatique ?

Choisir l’ESGI, c’est intégrer une école d’informatique qui valorise l’apprentissage par la pratique, les projets concrets et la participation à des compétitions professionnelles.

En se positionnant sur des événements majeurs et en obtenant des classements de premier plan, l’ESGI confirme son rôle d’acteur clé dans la formation aux métiers de l’informatique et de la cybersécurité en France.

 

Retour sur le talk-show Skolae : sensibilisation à la cybersécurité


Actualité publiée le 12 March 2026

Introduction

Mardi 10/02/206, le réseau Skolae a organisé un talk-show de sensibilisation à la cybersécurité ayant rassemblé plus de 350 étudiants. Animé par Thibaud Robin, expert en audits de sécurité offensifs, l’événement a mêlé retours d’expérience, démonstrations d’outils et conseils pratiques destinés aussi bien aux novices qu’aux étudiants spécialisés.

L’objectif était clair : donner des repères concrets pour améliorer son hygiène numérique au quotidien et comprendre comment se prémunir contre des attaques simples comme contre des menaces plus sophistiquées.

Comprendre le cadre : pentest, sensibilisation et limites éthiques

Thibaud Robin a commencé par replacer son intervention dans le cadre professionnel du pentest, expliquant que son rôle consiste à simuler des attaques pour déceler des vulnérabilités avant qu’un acteur malveillant ne les exploite.

Cette approche offensive n’a pas pour but de nuire mais de révéler des failles techniques et humaines afin d’améliorer les défenses. Les démonstrations et les outils présentés servent donc d’outils pédagogiques. Il a donc pu prouver comment une faiblesse apparemment anodine peut conduire à une compromission plus large si elle n’est pas traitée.

Kamal Hennou, directeur de l’ESGI, a lui aussi appuyé sur l’importance de l’éthique et de l’autorisation écrite : tout test réalisé sur un système qui n’appartient pas à l’auditeur doit être précédé d’un mandat explicite et d’un cadre légal clair.

 

 

Conseils actionnables détaillés

Conseil 1 : sécuriser les objets physiques et les accès

La protection des objets physiques a été un point central du talk-show. Les badges d’accès, souvent perçus comme anodins, peuvent être clonés par des appareils grand public et utilisés pour s’introduire dans des locaux sécurisés.

Il est donc impératif de garder son badge sur soi, de le ranger dans un porte-badge fermé lorsque l’on se déplace et de signaler immédiatement toute perte au service informatique afin que l’accès soit révoqué.

De la même manière, les téléphones, clés USB et ordinateurs portables doivent être traités comme des vecteurs potentiels d’accès :

· verrouillage par mot de passe ou biométrie

· chiffrement des disques lorsque disponible

· procédures claires en cas de vol ou de perte.

Les intervenants ont insisté sur la responsabilité individuelle : un badge ou un PC laissé sans surveillance peut compromettre non seulement la personne mais aussi l’entreprise.

Conseil 2 : renforcer l’authentification et la gestion des mots de passe

L’usage d’un gestionnaire de mots de passe pour générer et stocker des mots de passe uniques et complexes a été fortement recommandé, de même que l’activation de l’authentification à deux facteurs (2FA) sur tous les comptes sensibles.

Les intervenants ont précisé que les méthodes basées sur des applications d’authentification ou des clés physiques (U2F) offrent une meilleure résistance que les codes SMS. Il est également essentiel d’adopter une politique personnelle de renouvellement des mots de passe après une compromission et d’éviter la réutilisation entre services.

Ces pratiques réduisent considérablement la probabilité qu’une fuite de données sur un service tiers n’entraîne une compromission en cascade.

 

Conseil 3 : se prémunir contre le phishing et l’ingénierie sociale

La conférence a rappelé que la plupart des compromissions commencent par une erreur humaine exploitée via le phishing ou l’ingénierie sociale. Apprendre à vérifier l’adresse complète d’un expéditeur, à inspecter les en-têtes d’e-mail et à ne jamais divulguer d’informations sensibles sans vérification sont des réflexes à cultiver.

Les intervenants ont encouragé la participation à des simulations de phishing et à des formations pratiques pour reconnaître les signaux d’alerte : liens suspects, demandes d’urgence, pièces jointes inattendues.

En cas de doute, il faut toujours recouper l’information via un canal officiel connu plutôt que de répondre directement à un message potentiellement frauduleux.

 

Conseil 4 : se tenir informé des menaces avancées et adopter une posture défensive

Enfin, la conférence a abordé la notion d’APT (acteurs persistants avancés) pour rappeler que certaines menaces sont ciblées et sophistiquées. Comprendre l’existence de ces acteurs et leurs objectifs aide à prioriser les mesures de défense : journalisation des événements, détection d’anomalies, sauvegardes régulières et plans de réponse aux incidents.

Les étudiants ont été encouragés à suivre des ressources fiables, à lire des enquêtes et à s’abonner à des chaînes spécialisées pour rester informés des évolutions techniques et des campagnes en cours (exemple celle de Trackflaw)

 

 

Conclusion

Le talk-show cyber Skolae a rappelé que la cybersécurité n’est pas une discipline réservée aux spécialistes mais une compétence collective qui commence par des gestes simples et des habitudes quotidiennes.

Entre la protection des objets physiques, la gestion rigoureuse des mots de passe, la mise à jour des systèmes, la vigilance face au phishing et la compréhension des outils pédagogiques, chaque étudiant peut agir pour réduire significativement les risques.

L’événement a aussi mis en lumière l’importance d’un apprentissage encadré et d’une culture de la responsabilité : se former, s’informer et partager les bonnes pratiques sont les meilleurs moyens de construire des environnements numériques plus sûrs.

 

 

 

 

 

 

 

Pour voir ou revoir la conférence :

https://reseauges75-my.sharepoint.com/personal/llebranchu1_reseau-ges_fr/_layouts/15/stream.aspx?id=%2Fpersonal%2Fllebranchu1_reseau-ges_fr%2FDocuments%2FEnregistrements%2F19h+-+20h+%21-20260210_191500-Enregistrement+de+la+r%C3%A9union.mp4&nav=eyJwbGF5YmFja09wdGlvbnMiOnsic3RhcnRUaW1lSW5TZWNvbmRzIjozMDIzLjQ5MTg1M319&referrer=StreamWebApp.Web&referrerScenario=AddressBarCopied.view.8db3b3fc-1ec1-46c6-a170-b37ed0159a9a&startedResponseCatch=true

Votre nouveau faux ami : le pendentif technologique Friend


Actualité publiée le 20 February 2026

Introduction

L’avènement de l’intelligence artificielle générative a ouvert une boîte de Pandore sociotechnique, où les frontières de l’intimité humaine sont redéfinies par des algorithmes de plus en plus intrusifs.

Au centre de cette tempête médiatique et technologique se trouve “Friend“, un pendentif numérique conçu par Avi Schiffmann, dont l’ambition déclarée est de pallier l’épidémie mondiale de solitude. Ce dispositif, porté autour du cou, ne se contente pas d’assister l’utilisateur. Il l’écoute en permanence, traite ses interactions sociales en temps réel et prétend devenir un confident indispensable

Cependant, derrière cette promesse de compagnonnage éternel se cachent des vulnérabilités systémiques en matière de cybersécurité, des zones d’ombre juridiques concernant le consentement des tiers et une problématique éthique fondamentale sur la marchandisation de l’attachement humain.

Cet objet qui, sous des airs de jouet technologique, pourrait bien devenir l’un des outils de surveillance les plus sophistiqués de l’ère moderne.

 

La genèse d’un compagnon numérique : de l’utilité à l’ émotion

L’histoire de Friend est indissociable de celle de son créateur, Avi Schiffmann. Devenu célèbre à 17 ans pour avoir développé l’un des sites de suivi de la COVID-19 les plus consultés au monde, Schiffmann incarne la figure du prodige de la Silicon Valley capable de pivoter rapidement face aux tendances du marché.

Initialement, le projet ne portait pas sur l’amitié mais sur la productivité. Sous le nom de “Tab”, le dispositif était conçu pour enregistrer les réunions et organiser les tâches professionnelles. Le projet avait même réussit à lever plus de 250 000 $ fin 2023.

Cependant, constatant que la concurrence des géants comme Apple ou OpenAI sur le terrain des assistants productifs serait insurmontable, Schiffmann a opéré un changement radical vers ce qu’il appelle les “jouets émotionnels”.

Ce pivot vers la lutte contre la solitude s’appuie sur un constat sociologique alarmant : une personne sur dix en France est en situation d’isolement total et les taux de solitude augmentent de manière exponentielle aux États-Unis et au Canada.

En rachetant le nom de domaine friend.com pour la somme astronomique de 1,8 million de dollars — soit une part majeure de sa levée de fonds initiale de 2,5 millions de dollars — Schiffmann a transformé un outil de travail en une entité numérique dotée d’une personnalité propre, alimentée par les derniers modèles de langage d’Anthropic et de Google.

L’objet physique lui-même, un disque de plastique de moins de deux pouces, se veut minimaliste pour encourager un port permanent. Il ne possède ni écran ni haut-parleur, communiquant exclusivement par des notifications textuelles sur le smartphone de l’utilisateur. Cette simplicité cache une infrastructure cloud complexe où chaque mot prononcé par l’utilisateur ou son entourage devient une donnée traitée par des serveurs distants.

 

Vulnérabilités d’un espion à domicile

Surface d’attaque inédite

D’un point de vue de la sécurité offensive, Friend représente une surface d’attaque inédite.

Le principal risque technique identifié est l’injection de commandes par voie acoustique (prompt injection). Étant donné que le pendentif traite tout ce qu’il entend, un attaquant physique ou une source audio à proximité pourrait prononcer des instructions cachées dans une conversation ou une musique pour manipuler le comportement de l’IA. Cela pourrait conduire l’IA à extraire des informations personnelles de l’historique de l’utilisateur ou à envoyer des messages malveillants à son insu.

Un autre point de défaillance réside dans la chaîne d’approvisionnement logicielle et matérielle. Contrairement aux smartphones qui bénéficient de décennies de recherche en sécurité et de mises à jour régulières, les startups de matériel IA comme Friend utilisent souvent des firmwares moins matures.

Une vulnérabilité dans le protocole de mise à jour (OTA – Over The Air) pourrait transformer chaque pendentif en un micro-espion actif diffusant l’audio vers des serveurs malveillants

 

Le risque de fuite de données

Le fabricant affirme ne pas stocker les enregistrements audio après traitement, mais la réalité technique du cloud est plus complexe.

Pour que Claude 3.5 puisse générer une réponse, la transcription doit transiter par les serveurs d’Anthropic. Même si Friend Global, Inc. ne vend pas les données à des fins publicitaires, elles sont soumises aux politiques de rétention de ses sous-traitants cloud. Le risque de « fuite de données » est omniprésent : des fragments de conversations privées pourraient rester dans les logs de débogage ou être utilisés involontairement pour l’entraînement ultérieur des modèles de langage.

L’absence d’audit de sécurité indépendant est une critique majeure formulée par la communauté de la cybersécurité. Contrairement aux plateformes établies qui publient des rapports SOC-2, Friend n’a fourni aucune preuve vérifiable de ses protocoles de sécurité, laissant les utilisateurs dépendants de simples promesses marketing.

 

Confidentialité et cadre légal

CNIL & RGPD

Le pendentif Friend ne se contente pas d’enregistrer l’utilisateur, il capture également les voix de toutes les personnes présentes dans son entourage immédiat.

Le port d’un tel dispositif dans un cadre professionnel, médical ou éducatif pourrait constituer une violation pénale grave. En France, le code pénal protège strictement l’intimité de la vie privée (Article 226-1), punissant d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende le fait d’enregistrer, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel.

La CNIL a d’ailleurs commencé à examiner la conformité de Friend au RGPD, s’inquiétant particulièrement du sort des données des tiers qui n’ont jamais consenti à être “traités” par l’algorithme de Schiffmann.

 

Le problème de l’indicateur de statut

L’une des faiblesses majeures du design de Friend est l’absence d’un indicateur clair signalant aux personnes alentour qu’elles sont enregistrées. Si certains dispositifs comme les lunettes Meta possèdent une diode lumineuse, Friend est conçu pour être discret. Cette discrétion est perçue par les défenseurs de la vie privée comme une “subtilité effrayante”, transformant chaque interaction sociale en une collecte de données potentielle.

Les politiques de confidentialité de Friend aggravent ces craintes. Bien que l’entreprise affirme ne pas vendre les données à des tiers pour le profilage publicitaire, elle se réserve le droit d’utiliser les données pour la “personnalisation”, la “recherche” et pour “se conformer aux obligations légales”. En cas de rachat ou de faillite de l’entreprise, ces données pourraient être transférées à de nouvelles entités sans le consentement renouvelé des utilisateurs.

 

Un lancement très controversé

Le lancement de Friend a été marqué par une vague de rejet sans précédent dans les centres urbains.

Avi Schiffmann a investi plus d’un million de dollars dans une campagne publicitaire massive dans le métro de New York, utilisant plus de 11 000 affiches. Ces affiches, affichant des messages tels que “Votre nouveau colocataire vous attend”, ont été systématiquement vandalisées avec des slogans comme “L’IA ne s’en soucie pas”, “La connexion humaine est sacrée” ou encore “Va te faire de vrais amis”.

À Paris, une campagne similaire lancée début 2026 a provoqué des réactions identiques. Les passants ont dénoncé une “intrusion technologique” et une “surveillance déguisée en bienveillance”.

Les experts analysent ce vandalisme comme une réaction “néo-luddite” généralisée face à l’omniprésence de l’IA dans l’espace public. Schiffmann, pour sa part, a tenté de récupérer ce mouvement en affirmant qu’il avait intentionnellement laissé des espaces vides sur les affiches pour inviter à la réaction, qualifiant le capitalisme de “plus grand médium artistique”.

Malgré le buzz médiatique, les ventes physiques du pendentif semblent stagner.

Des rapports indiquent que moins de 3 000 unités ont été vendues au lancement, générant environ 350 000 dollars de revenus, ce qui est dérisoire par rapport aux millions investis dans le marketing et l’acquisition du nom de domaine.

 

Conclusion

Friend est moins un ami qu’un miroir des angoisses de notre époque. Si l’innovation est nécessaire pour briser l’isolement, elle ne doit pas se faire au prix de notre sécurité fondamentale et de notre droit à l’intimité non surveillée. Sans un cadre réglementaire strict et une prise de conscience des utilisateurs sur les risques de manipulation émotionnelle, ces pendentifs resteront des objets de méfiance, symboles d’une technologie qui nous écoute mais ne nous comprend pas réellement

 

 

Rédigé par Thibaud Robin, fondateur de Trackflaw/Flawfence et enseignant à l’ESGI

Femmes en lumières : un événement pour valoriser les femmes dans le numérique


Actualité publiée le 13 February 2026

À l’occasion de la Journée Internationale des droits de la femme, l’ESGI organise le 26 février Femmes en lumières, un événement dédié à la valorisation des femmes dans les métiers du numérique. Cette initiative a pour objectif de mettre en avant des parcours inspirants et de démontrer que la tech est un secteur accessible et porteur d’opportunités. 

Aujourd’hui encore, les femmes restent sous-représentées dans certains domaines technologiques. C’est pourquoi Femmes en lumières s’inscrit dans une démarche concrète : informer, rassurer et ouvrir le champ des possibles. 

 

Un événement pour mieux comprendre les opportunités de la tech 

Le numérique transforme profondément notre société. Cybersécurité, développement web, intelligence artificielle ou encore la data : ces secteurs recrutent et évoluent rapidement. Pourtant, les idées reçues persistent. 

Femmes en lumières a pour ambition de montrer que ces métiers sont accessibles à toutes. À travers des témoignages et des échanges directs, l’événement permet de mieux comprendre les parcours possibles et les différentes voies d’accès aux formations numériques. 

En valorisant des profils variés, l’ESGI souhaite rappeler au travers de cette événement qu’il n’existe pas un seul modèle de réussite dans la tech. 

 

Des ateliers concrets pour découvrir les métiers du numérique 

La journée s’articule autour d’ateliers pensés pour offrir une première immersion dans différents domaines du numérique. Les participantes pourront notamment suivre : 

  • Une introduction à la cybersécurité, pour comprendre les enjeux liés à la protection des données et aux usages digitaux ; 
  • Une initiation au développement web et à l’intelligence artificielle, afin d’explorer les bases des technologies numériques ; 
  • La découverte de parcours d’alumni inspirantes, permettant de mieux visualiser des trajectoires professionnelles réelles. 

Ces activités donnent une vision concrète des compétences recherchées et des possibilités d’évolution, tout en permettant aux participantes de poser leurs questions dans un cadre bienveillant. 

 

Une initiative pour encourager les carrières dans le numérique 

Avec Femmes en lumières, l’ESGI souhaite encourager une meilleure représentation des femmes dans les métiers du numérique et contribuer à faire évoluer les perceptions autour de la tech. 

Que l’on soit lycéenne, étudiante ou simplement curieuse, cette journée est une occasion de découvrir un secteur dynamique, d’élargir ses connaissances et de rencontrer celles qui font le numérique d’aujourd’hui. 

 

 

Retours sur les Days de Janvier 2026 à l’ESGI


Actualité publiée le 26 January 2026

Le mois de janvier 2026 a été marqué par deux temps forts à l’ESGI. Deux journées spéciales ont été organisées pour mettre en avant des domaines clés du numérique : l’ESGI Mobile Day, une journée qui met à la l’honneur la filière Ingénierie mobile et Objets connectés de l’ESGI, et l’ESGI IABD Day, qui met à l’honneur la filière l’Intelligence Artificielle et Big Data de l’ESGI.

Ces événements ont permis aux étudiants de sortir du cadre des cours habituels et de rencontrer des professionnels venus partager leur expérience, leur parcours et leur vision du métier.

L’ESGI Mobile Day : une journée pour comprendre le monde du mobile et des objets connectés

Le 6 janvier 2026, l’ESGI a accueilli l’ESGI Mobile Day, une journée pensée pour mieux comprendre les technologies mobiles et les objets connectés, qui font aujourd’hui partie de notre quotidien.

Plusieurs intervenants sont venus échanger avec les étudiants :

  • Viviana Montiel, Software Engineer à la Société Générale

  • Florian Guyet, développeur mobile freelance

  • Bruno Valades, Senior Electrical Engineering chez Let Me Know

Tout au long de la journée, les étudiants ont découvert comment sont conçues et utilisées certaines technologies, comme Android Auto, et comment l’électronique et le logiciel peuvent se retrouver dans des projets innovants. Une conférence a aussi permis d’aborder la question des systèmes critiques et de la conformité, un sujet important dans de nombreux secteurs.

L’ESGI IABD Day : La filière Intelligence Artificielle et Big Data à l’honneur

Le 21 janvier 2026, place à l’ESGI IABD Day, une journée dédiée à l’Intelligence Artificielle et Big Data. L’objectif était simple : aider les étudiants à mieux comprendre comment ces technologies sont utilisées aujourd’hui dans les entreprises et au quotidiens .

De nombreuses entreprises et organisations étaient présentes pour partager leurs usages concrets :

  • Deloitte

  • Google

  • Cisco

  • Huawei

  • La Direction Générale des Douanes et Droits Indirects

  • Cloud Temple

  • Buyrs Partners

  • Anax

Les conférences ont parlé d’IA générative, d’agents intelligents, de gestion des données, mais aussi de questions importantes comme la souveraineté numérique ou l’intégration de l’IA dans les outils professionnels.

Des conférences au cœur des enjeux actuels du numérique

Ces deux journées ont été pensées pour connecter les étudiants aux réalités du terrain.
Les thématiques abordées reflètent les grandes transformations du secteur :

  • L’essor de l’intelligence artificielle générative

  • Le rôle central des données et du Big Data

  • L’importance croissante des objets connectés et des applications mobiles

  • Les enjeux de sécurité, de conformité et de performance des systèmes

Grâce à ces conférences, les étudiants ont pu mieux comprendre comment ces technologies sont utilisées aujourd’hui en entreprise.

Une opportunité unique pour les étudiants de construire leur projet professionnel

Ces événements représentent une véritable valeur ajoutée pour les étudiants de l’ESGI. Ils leur permettent notamment de :

  • Découvrir les métiers du numérique et leurs évolutions

  • Mieux comprendre les attentes du marché et des recruteurs

  • Poser des questions directement à des experts du domaine

  • Enrichir leur culture technologique et professionnelle

  • Affiner leur orientation de carrière et leurs choix de spécialisation

C’est aussi une excellente occasion de développer leur esprit critique et leur vision stratégique des technologies.

Deux journées qui reflètent l’esprit de l’ESGI

Avec l’ESGI Mobile Day et l’ESGI IABD Day, l’ESGI montre une nouvelle fois son envie de rester proche du monde professionnel et des évolutions du numérique. Ces deux journées ont été riches en échanges, en découvertes et en apprentissages.

Un grand merci aux intervenants, aux équipes et aux étudiants pour leur participation et leur enthousiasme, qui ont largement contribué à la réussite de ces événements.

L’ombre de Gemini sur la vie privée des utilisateurs


Actualité publiée le 18 December 2025

Depuis plusieurs semaines, une série d’événements, allant d’un article alarmiste de Malwarebytes à une action en justice majeure en Californie, a plongé Google au cœur d’une nouvelle controverse sur l’utilisation des données privées pour alimenter son intelligence artificielle.

La question centrale n’est plus seulement de savoir si Google utilise nos emails, mais comment et pourquoi ses paramètres de confidentialité sont si opaques.

Le déclencheur : l’alerte virale de Malwarebytes

La vague d’inquiétude a commencé avec la publication, le 20 novembre 2025, d’un article de blog par la société de cybersécurité Malwarebytes.

L’article, largement partagé sur les réseaux sociaux, accusait Google d’avoir activé par défaut le partage des courriels et des pièces jointes de Gmail pour l’entraînement de son modèle d’IA générative, Gemini. Malwarebytes pointait du doigt la section des « Fonctionnalités intelligentes et personnalisation » de Gmail, suggérant qu’elle était devenue une porte dérobée pour siphonner les communications privées.

L’appel était urgent : les utilisateurs devaient désactiver manuellement ces options, sauf s’ils bénéficiaient des protections du RGPD en Europe ou de lois similaires au Japon.

 

 

 

Premier rebondissement et réponse de Google

Face à la panique numérique, Google a réagi rapidement et fermement. L’entreprise a publié un démenti officiel sur son compte Gmail sur X (Twitter) dès le 21 novembre 2025, réfutant les allégations.

« Ces rapports sont trompeurs – nous n’avons modifié les paramètres de personne, les fonctionnalités intelligentes de Gmail existent depuis de nombreuses années, et nous n’utilisons pas le contenu de votre Gmail pour entraîner notre modèle d’IA Gemini »

 

Google a clarifié que si les « Fonctionnalités intelligentes » analysent bien les données des utilisateurs, c’est uniquement pour des tâches de personnalisation individuelle (comme les réponses suggérées) et que ce contenu n’est pas utilisé pour alimenter le modèle d’IA général et public Gemini.

Malwarebytes a rapidement corrigé son article.

 

 

Un problème juridique plus large

Si la rumeur d’entraînement de Gemini a été démentie, elle a par contre soulevé un problème bien plus profond faisant l’objet d’une action en justice majeure. Une action collective (class-action) a été déposée contre Google en Californie (Thele c. Google LLC, nº 25-cv-09704) le 11 novembre 2025

La plainte ne porte pas sur l’entraînement général, mais sur l’accès par défaut de l’IA aux données privées :

  • Les plaignants allèguent que Google a activé son assistant d’IA Gemini, via les « Fonctionnalités intelligentes », sur tous les comptes Gmail, Chat et Meet.
  • Une activation, prétendument faite sans consentement explicite, donnerait à Gemini la capacité de « traquer, analyser et exploiter l’historique enregistré de l’intégralité des communications privées de ses utilisateurs, y compris littéralement chaque courriel et pièce jointe »

La plainte accuse Google de violer le California Invasion of Privacy Act (CIPA), qui interdit l’enregistrement de communications confidentielles sans le consentement de toutes les parties. Elle dénonce l’opacité et l’aspect « enfoui » des paramètres de confidentialité que les utilisateurs doivent modifier manuellement pour protéger leur vie privée.

Par ailleurs, Google et YouTube ont récemment accepté de verser 30 millions de dollars pour régler un recours collectif les accusant d’avoir illégalement collecté des données auprès d’enfants de moins de 13 ans afin de leur proposer des publicités ciblées sans le consentement de leurs parents.

 

 

 

Conclusion

Cette série d’événements — rumeur, démenti, et procès — révèle une crise de confiance. Le fait que l’alerte de Malwarebytes ait été crue par tant d’experts et d’utilisateurs souligne que le manque de clarté de Google sur l’utilisation exacte de ses « Fonctionnalités intelligentes » crée un terrain fertile pour les allégations les plus graves.

La ligne de démarcation entre l’analyse de données pour la « personnalisation » (que Google admet) et l’analyse pour l’« entraînement » (que Google dément) est trop mince dans l’esprit du public. L’issue de l’action collective Thele v. Google sera cruciale pour définir la manière dont les entreprises technologiques devront garantir le consentement de l’utilisateur face à l’intégration toujours plus poussée des outils d’intelligence artificielle dans nos vies numériques.

 

 

Rédigé par Thibaud Robin, consultant chez Trackflaw/Flawfence et professeur permanent à l’ESGI

 

 

 

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