L’ESGI remporte le premier prix de l’ACM SIGGRAPH 2026 Student Research Competition


Actualité publiée le 17 July 2026

Le projet EchoForge, présenté par Anamaria Buliga et Kamil Tebani, étudiants à l’ESGI dans la filière RVJV (Réalité Virtuelle et Jeux Vidéos), a remporté le premier prix de l’ACM SIGGRAPH 2026 Student Research Competition dans la catégorie Undergraduate. Une distinction internationale qui récompense la qualité scientifique, technique et créative du projet.

 

Une première place pour le projet EchoForge

Intitulé EchoForge: Interpretable Audio-Conditioned Procedural Scene Generation from Spatial Sound, le projet propose une approche innovante de génération procédurale de scènes à partir de sons spatialisés.

Concrètement, EchoForge explore la manière dont un environnement numérique peut être généré et interprété grâce aux informations contenues dans un paysage sonore. Le projet associe notamment traitement audio, intelligence artificielle, génération procédurale et création d’environnements virtuels.

À l’issue de sa présentation devant le jury de l’ACM SIGGRAPH 2026 Student Research Competition, Anamaria Buliga et Kamil Tebani se sont vu attribuer la première place de la catégorie Undergraduate.

Le projet, encadré par Alain Lioret, a été réalisé au sein du laboratoire RVJV de l’ESGI, et mis en œuvre pour un Projet Annuel de 5eme année.

 

Une réalisation technique et esthétique saluée par le jury

Dans son retour, le jury a notamment souligné la qualité d’exécution du projet, la pertinence de la présentation et la capacité d’Anamaria Buliga et Kamil Tebani à répondre aux questions posées en direct.

Les membres du jury ont également salué l’association entre maîtrise technique et parti pris esthétique, pleinement en phase avec l’esprit de SIGGRAPH.

Le poster scientifique présentant EchoForge sera mis en avant lors de la conférence SIGGRAPH 2026. Le projet doit également faire l’objet d’une valorisation sur le site officiel de l’événement.

 

Une reconnaissance internationale pour l’ESGI

Cette première place vient récompenser le travail mené autour de domaines en pleine évolution : intelligence artificielle, informatique graphique, réalité virtuelle, jeux vidéo, génération procédurale et technologies interactives.

Elle illustre également la capacité des étudiants de l’ESGI à développer des projets de recherche ambitieux, capables de répondre à des problématiques techniques complexes tout en intégrant une véritable dimension créative.

L’ESGI adresse toutes ses félicitations à Anamaria Buliga et Kamil Tebani pour cette distinction internationale et pour la qualité du travail accompli.

L’automatisation des métiers tech : comment l’ESGI prépare ses étudiants


Actualité publiée le 10 July 2026

 

 

L’automatisation des métiers tech transforme progressivement les pratiques des entreprises et les compétences attendues sur le marché de l’emploi. L’arrivée de modèles d’intelligence artificielle toujours plus performants, comme Claude Mythos développé par Anthropic, accélère cette évolution et redéfinit le rôle des professionnels de l’informatique.

Depuis le printemps 2026, un nom circule dans tous les comités techniques et stratégiques du secteur : Claude Mythos, dont les fuites techniques évoquent une architecture Mixture-of-Experts de l’ordre de 10 trillions de paramètres.

Les benchmarks indépendants (77,8 % sur SWE-bench Pro, 93,9 % sur SWE-bench Verified et 83,1 % sur CyberGym) confirment ce que les travaux de recherche menés à l’ESGI observent depuis plusieurs mois : l’automatisation des métiers tech ouvre une nouvelle étape dans l’évolution du marché du travail.

Plutôt que d’alimenter un discours anxiogène, cet article propose d’analyser cette transformation et de présenter les réponses concrètes mises en œuvre par l’ESGI afin que ses étudiants développent les compétences attendues par les entreprises.

 

 

Un constat lucide : ce que l’automatisation des métiers tech change réellement

 

L’automatisation des métiers tech ne relève plus d’une projection. Les données publiées par Anthropic montrent déjà des évolutions concrètes dans plusieurs métiers de l’informatique. Trois constats permettent d’en mesurer les effets.

  1. Les métiers à haut diplôme sont les plus exposés. Contrairement à la précédente vague d’automatisation industrielle, ce sont les développeurs, analystes financiers et juridiques qui se trouvent en première ligne. Selon les chiffres rapportés, 75 % des tâches de développement sont désormais couvertes par les modèles de pointe en conditions réelles.
  2. L’embauche des juniors diminue dans les secteurs exposés. Depuis le lancement de ChatGPT, le rapport observe une baisse de 14 % de l’embauche des 22-25 ans dans plusieurs métiers tech. Les entreprises ne licencient pas encore massivement, mais elles ralentissent l’entrée des juniors.
  3. L’IA devient une couche de workflow. Avec Claude Code et Claude Design, l’IA ne se contente plus d’assister : elle possède l’environnement de travail. Un développeur équipé dépense environ 6 $ par jour d’inférence pour une productivité augmentée de l’ordre de 30 %.

À cela s’ajoute une démonstration spectaculaire : Mythos a identifié une vulnérabilité critique vieille de 27 ans dans OpenBSD, et résolu un défi de rétro-ingénierie en 10 minutes pour 1,73 $, là où un expert humain aurait travaillé plus de 12 heures.

Ces chiffres ne sont pas négociables. Mais, et c’est tout l’enjeu, ils ne décrivent pas la fin du travail tech : ils décrivent son repositionnement.

 

 

 

Pourquoi les juniors ne disparaissent pas, mais doivent être formés différemment

 

Quand on regarde la dynamique au-delà du choc statistique initial, plusieurs réalités structurelles émergent, et c’est précisément sur ces réalités que la pédagogie de l’ESGI est construite depuis sa fondation :

  1. L’IA amplifie l’écart entre les techniciens et les ingénieurs. Un agent IA capable d’écrire 75 % du code a besoin d’un humain capable de spécifier, arbitrer, auditer et assumer la responsabilité de ce qui est produit. Cette responsabilité ne se délègue ni juridiquement, ni opérationnellement. Le profil qui disparaît, c’est celui du « junior exécutant ». Le profil qui devient indispensable, c’est celui du junior architecte, capable de penser système.
  2. Plus d’IA = plus de surface d’attaque = plus de besoins en cybersécurité. Mythos brille en cybersécurité offensive ? Cela signifie mécaniquement que toutes les entreprises ont besoin de défenseurs capables de comprendre et contrer ces capacités. C’est exactement la dynamique que nous observons : les offres en SOC, réponse à incident, sécurité des LLM et gouvernance IA explosent. Le marché de la cybersécurité crée plus d’emplois qu’il n’en détruit.
  3. L’expérience terrain n’est pas automatisable. Une IA peut produire du code. Elle ne peut pas négocier un cahier des charges avec un client, gérer la dette technique d’un legacy bancaire, ni assumer la pression d’un incident de production à 3 heures du matin. L’expérience professionnelle réelle reste, plus que jamais, le différenciateur.

 

 

 

La réponse de l’ESGI face à l’automatisation des métiers tech

L’ESGI n’a pas attendu Claude Mythos pour préparer ses étudiants à cette mutation. Notre modèle pédagogique, depuis plus de trente ans, repose sur quatre piliers qui se révèlent structurellement adaptés au nouveau marché du travail.

 

Pilier 1 : L’alternance, pour transformer chaque étudiant en professionnel expérimenté avant son diplôme

 

L’ESGI propose ses cursus en alternance dès la 3? année (Bachelor) et sur l’intégralité du Mastère Expert (4? et 5? années). Cela signifie qu’un étudiant ESGI quitte l’école avec deux à trois années d’expérience professionnelle réelle, contractualisée, en entreprise, pendant que ses pairs en cursus classique sortent avec un CV de stages.

Sur un marché où l’IA absorbe les tâches « junior pur », ce différentiel est décisif. Un alternant ESGI n’est pas un débutant : c’est un collaborateur déjà intégré à un environnement de production, déjà connu de ses futurs employeurs, déjà capable de manipuler les outils, y compris les IA agentiques, dans un contexte métier réel.

 

Pilier 2 : Des spécialisations résilientes face à l’automatisation

 

Les Mastères Expert de l’ESGI couvrent précisément les métiers où la valeur ajoutée humaine reste la plus élevée :

  • Mastère Expert Cybersécurité : pentest, SOC, gouvernance, conformité (RGPD, NIS2, AI Act). Le métier dont la demande explose en miroir de la montée en puissance des IA offensives.
  • Mastère Expert Intelligence Artificielle : conception, supervision et sécurisation des systèmes IA, exactement les compétences que demande un marché où Claude Code devient une couche de workflow.
  • Mastère Expert Big Data & Analytics, Architecte Logiciel, DevOps & Cloud : tous orientés vers les rôles d’orchestration, d’architecture et de gouvernance, complémentaires à l’IA plutôt que substituables par elle.

Le message que je transmets à mes étudiants est clair : on ne se forme plus pour écrire du code, on se forme pour décider, sécuriser et architecturer.

 

Pilier 3 : L’intégration de l’IA dans la pédagogie elle-même

À l’ESGI, l’IA agentique n’est pas un sujet d’observation : c’est un outil de travail intégré au cursus. Nos étudiants apprennent à :

  • Maîtriser Claude Code, GitHub Copilot et leurs équivalents comme on apprend un IDE, c’est-à-dire à les utiliser pour multiplier leur productivité, tout en gardant la maîtrise du code produit.
  • Auditer la production d’une IA : détecter les hallucinations, valider la conformité, repérer les vulnérabilités introduites.
  • Sécuriser les systèmes IA : injection de prompt, exfiltration via canaux légitimes, supply chain des modèles open-weight, défense contre les agents autonomes malveillants.
  • Concevoir des workflows hybrides humain-IA : un sujet émergent où la valeur ajoutée des diplômés est encore peu concurrencée.

Concrètement, un alternant ESGI sortant en 2027 sera plus productif avec une IA qu’un développeur senior sans IA, et c’est précisément ce que cherchent les employeurs.

 

Pilier 4 : Un réseau d’entreprises partenaires actif

 

L’ESGI maintient un réseau dense d’entreprises partenaires, ESN, éditeurs, banques, industriels, cabinets de conseil, recrutant activement nos alternants et nos diplômés. Cette relation n’est pas marketing : elle se traduit par un taux d’insertion professionnelle élevé, par des contrats d’alternance signés rapidement, et par un réseau d’alumni qui ouvre des portes pendant toute la carrière.

Sur un marché où le recrutement junior se rétracte, être déjà introduit dans un écosystème d’employeurs au moment d’obtenir son diplôme est un avantage qui ne se rattrape pas.

 

 

 

Les cinq actions concrètes que je recommande aux étudiants ESGI face à Mythos

 

Pour traduire ce cadre en gestes opérationnels, voici ce que je conseille aux étudiants que nous suivons :

  1. Devenir bilingue humain-IA dès maintenant. Travailler quotidiennement avec Claude Code ou un équivalent. Ne pas l’utiliser comme un oracle, mais comme un junior à superviser. Cette posture professionnelle est ce qui distingue un futur architecte d’un futur remplacé.
  2. Choisir une spécialisation à forte responsabilité humaine. La cybersécurité, l’audit, la gouvernance des SI, le DevSecOps et l’architecture logicielle conservent une valeur ajoutée humaine difficilement automatisable.
  3. Capitaliser sur l’alternance. Ne pas la subir comme un format pédagogique, mais en faire un véritable CV de production : projets livrés, incidents gérés, technologies maîtrisées en environnement réel.
  4. Construire un portfolio public. GitHub, write-ups CTF, contributions open source, articles techniques. Sur un marché tendu, la preuve concrète prime sur le diplôme seul. L’ESGI accompagne ses étudiants dans cette démarche dès la première année.
  5. Cultiver les compétences transversales. Communication, gestion de projet, conduite du changement, éthique et réglementation : ces compétences résistent structurellement à l’automatisation et deviennent le différenciateur final entre deux candidats techniques équivalents.

 

 

 

Mythos n’est pas la fin du travail tech : c’est sa redéfinition

 

Le discours dominant autour de Claude Mythos oscille entre fascination et catastrophisme. Ma position, en tant qu’enseignant-chercheur, est plus mesurée et plus exigeante : oui, les règles du jeu ont changé ; non, cela ne signifie pas la fin du travail tech, mais sa redéfinition.

Les diplômés qui sortiront de l’ESGI dans les prochaines années n’entrent pas sur le marché du travail des années 2010. Ils entrent sur un marché où l’IA est devenue une infrastructure, où la cybersécurité est devenue stratégique, et où la valeur humaine se déplace vers l’arbitrage, l’architecture, la sécurisation et la responsabilité.

C’est précisément pour cela qu’une école comme l’ESGI existe : non pour former des techniciens interchangeables, mais pour former des ingénieurs informatique capables de piloter, sécuriser et arbitrer les systèmes IA qui transforment l’économie.

Mythos n’est pas le triste plan de notre mise au chômage. C’est le signal d’alarme qui valide, mieux que n’importe quel argumentaire marketing, la pertinence d’une formation comme celle que nous dispensons. Et tant que cette école continuera de combiner alternance, spécialisations à forte valeur humaine, intégration native de l’IA et réseau d’entreprises actif, je peux le dire avec sérénité à mes étudiants : vous ne serez pas abandonnés. Vous serez exactement les profils que ce nouveau marché va chercher.

 

 

Par Thibaud Robin, consultant en cybersécurité et enseignant à l’ESGI (École Supérieure de Génie Informatique) 

Analyse forensique ESGI : retour sur le hack d’YggTorrent


Actualité publiée le

L’analyse forensique ESGI réalisée par Thibaud Robin, consultant en cybersécurité et enseignant au Mastère Cybersécurité de l’ESGI, revient sur le piratage de la plateforme YggTorrent. Cette étude de cas décrypte les mécanismes techniques de cette attaque, met en évidence les failles exploitées par les cybercriminels et présente les enseignements que les futurs experts en cybersécurité peuvent en tirer.

Dans la nuit du 3 au 4 mars 2026, YggTorrent, principal tracker BitTorrent privé francophone, a été victime d’une compromission majeure. En quelques heures, son code source, ses bases de données et plusieurs informations sensibles ont été exfiltrés puis publiés par un acteur se présentant sous le pseudonyme Gr0lum.

À travers cette analyse forensique ESGI, Thibaud Robin retrace le déroulement de l’attaque, identifie les erreurs de configuration qui ont facilité l’intrusion et explique les bonnes pratiques qui permettent aujourd’hui de renforcer la sécurité des infrastructures numériques.

 

De T411 à Ygg : la consolidation d’un monopole francophone du P2P

Pour comprendre la portée de l’événement, il faut remonter à juin 2017. La fermeture de T411, alors référence absolue du peer-to-peer francophone (actif depuis 2006), a laissé un vide colossal.

YggTorrent, lancé dans la foulée, est devenu en moins de trois ans le 35? site le plus visité de France (janvier 2020). En 2024, la plateforme dépassait les 6 millions de membres et indexait plus de 280 000 fichiers torrents, principalement multimédia. Régulièrement censurée par les autorités françaises sur décision judiciaire, elle changeait fréquemment de nom de domaine, une mécanique de résilience qui a entretenu une fausse image d’invulnérabilité.

Cette image vient de voler en éclats. Et contrairement à ce que beaucoup imaginaient, la chute d’Ygg n’a rien d’un coup d’éclat sophistiqué : c’est l’accumulation de mauvaises pratiques d’hygiène numérique qui a provoqué la rupture.

 

 

 

La dérive mercantile : la fin du modèle communautaire

Le P2P, dans sa philosophie originelle, repose sur la réciprocité : on télécharge ce que l’on partage.

Cette logique du ratio (rapport entre upload et download) est ce qui distingue historiquement un tracker privé d’une plateforme commerciale. Or, en décembre 2025, Ygg a introduit un abonnement nommé « Turbo » facturé 14,99 € par mois. Ce passage à un modèle marchand a marqué un tournant idéologique majeur.

L’analyse du code source exfiltré révèle une discrimination technique codée dans l’API Express.js :

  • Les utilisateurs avec un UID > 1 000 000 (les nouveaux inscrits) étaient soumis à une limite de 5 téléchargements par jour ;
  • Un timer artificiel de 30 secondes était imposé avant l’affichage de chaque lien de téléchargement ;
  • Les rangs « Staff » (niveaux 1, 2 et 3) étaient totalement exemptés de ces bridages ;
  • Des crédits d’upload pouvaient être achetés, contournant la logique de partage.

En clair, Ygg avait construit une structure de classes en interne : une élite épargnée, une masse contrainte, et une caste payante autorisée à s’affranchir des règles.

Cette rupture avec l’éthique P2P explique en grande partie la satisfaction publique exprimée par une partie de la communauté lors de la fuite.

 

Autopsie technique : le port 9306, une porte laissée grande ouverte

L’analyse forensique ESGI montre que cette attaque ne résulte pas d’une technique particulièrement complexe. Elle révèle qu’une erreur de configuration a facilité l’accès des attaquants à l’infrastructure de YggTorrent.

Ygg utilisait Sphinx, un moteur de recherche full-text performant, pour indexer ses 280 000 torrents. Sphinx communiquait avec MySQL via le port 9306, qui était exposé sur Internet sans authentification.

N’importe quel acteur disposant d’un scanner de ports (type Shodan, Masscan ou Nmap) pouvait donc interroger ce service en clair.

Une fois connecté, l’attaquant a exploité une fonction de lecture de fichiers accessible depuis ce service pour extraire :

  1. Les fichiers de configuration de la base de données (identifiants MySQL en clair) ;
  2. Les fichiers décrivant la topologie de l’infrastructure (cartographie complète des serveurs) ;
  3. Les clés d’API des prestataires de paiement (PayPal, Stripe).

À partir de là, l’accès à l’intégralité des 6,6 millions de comptes était acquis, suivi de la destruction de la plateforme.

Côté hachage des mots de passe, l’analyse révèle un mélange hétérogène : une majorité en SHA-512, ce qui est acceptable, mais aussi un volume non négligeable de MD5 sans sel, un format considéré comme cryptographiquement obsolète depuis plus de quinze ans, vulnérable aux attaques par rainbow table et par collision.

Pour les étudiants à l’ESGI, c’est un rappel concret : la dette cryptographique se paie toujours, tôt ou tard.

 

 

L’empire financier : 8,5 millions d’euros et une infrastructure de blanchiment

 

Le dossier financier exfiltré chiffre le chiffre d’affaires cumulé d’Ygg entre 5 et 8,5 millions d’euros sur la durée de vie de la plateforme.

Cet aspect dépasse largement le cadre du piratage culturel : il relève de l’économie souterraine organisée.

L’architecture de dissimulation comportait :

  • 36 sites « façades » simulant du commerce électronique légitime, utilisés pour encaisser les paiements via PayPal et Stripe sans déclencher de bannissement.
  • Un plugin propriétaire baptisé « CardsShield », qui faisait apparaître sur le relevé bancaire du client le nom d’une entreprise légitime au lieu d’« Ygg ».
  • La conversion des fonds en cryptomonnaies, puis leur passage par Tornado Cash, un mixeur de cryptomonnaies sur Ethereum visant à rompre la traçabilité on-chain.

Le hacker a retrouvé sur les serveurs de pré-production de l’administrateur surnommé « Destroy » des notes de dépôt Tornado Cash, c’est-à-dire les preuves cryptographiques permettant de retirer les fonds mixés, un élément à valeur probatoire considérable dans une enquête judiciaire.

Plus inquiétant encore : le dossier mentionne des soupçons de vol de cartes bancaires. Le flux de paiement transitait par des serveurs internes sans justification technique légitime, et plusieurs témoignages d’utilisateurs font état de fraudes bancaires postérieures à leur abonnement.

 

Surveillance des utilisateurs : un script web3 dissimulé

Ygg ne se contentait pas de monétiser ses utilisateurs : la plateforme les profilait. Un script JavaScript baptisé sci.js, dissimulé sous le nom anodin d’ImageCarouselManager, était embarqué dans le frontend.

Sa fonction : détecter la présence d’extensions de portefeuilles cryptographiques (MetaMask, Phantom) chez le visiteur et exfiltrer l’adresse IP et le type de wallet vers un répertoire serveur nommé divers/web3_stats.

Cette collecte, totalement non consentie et probablement constitutive d’une violation caractérisée du RGPD, visait selon le dossier à préparer des campagnes de phishing ciblées et à moduler la tarification en fonction du profil estimé de l’utilisateur.

C’est exactement le type de mécanisme que nous étudions dans nos modules de gestions de risque et de gouvernance à l’ESGI.

 

Anonymat illusoire : la leçon opérationnelle

L’analyse des données exfiltrées révèle une OPSEC catastrophique côté staff.

La majorité des modérateurs et administrateurs ne se connectaient pas via VPN, depuis des adresses IP françaises chez Free et Orange. Seul l’administrateur Oracle/Destroy, le cerveau technique de la plateforme, présentait une discipline rigoureuse : 100 % VPN. Paradoxalement, l’enquête menée sur les données du leak permet malgré tout de localiser son activité au Maroc, sans toutefois constituer une preuve formelle de résidence.

Sur le plan organisationnel, le dossier révèle un paradoxe d’exploitation : 5 modérateurs bénévoles (notamment Bar666 et Macha64) ont accompli 73 % du travail de modération, soit 1,3 million d’actions, sans toucher un centime des bénéfices encaissés par les administrateurs.

 

Ce que l’affaire Ygg enseigne aux étudiants en cybersécurité

Pour conclure cette analyse forensique ESGI rappelle que la sécurité d’une infrastructure repose autant sur les bonnes pratiques que sur une surveillance continue., cette affaire amène des enseignements directs à  transmettre aux étudiants de l’ESGI, dont les cursus en cybersécurité (bachelor et mastère expert en cybersécurité avec alternance) intègrent désormais cette étude de cas :

  1. L’exposition réseau est le premier vecteur de compromission. Un port mal configuré pèse plus lourd qu’un firewall sophistiqué. La défense en profondeur commence par la cartographie de sa surface d’attaque.
  2. La dette cryptographique tue. Stocker du MD5 sans sel en 2026 est inacceptable. Les politiques de hachage doivent être revues régulièrement.
  3. L’anonymat est un processus, pas un outil. Un VPN seul ne suffit pas : il faut une discipline opérationnelle constante, ce que les administrateurs d’Ygg n’avaient pas.
  4. Utiliser une plateforme illégale, c’est confier ses données à des criminels. Le risque dépasse largement la sanction Arcom : désanonymisation, vol de carte bancaire, phishing ciblé, exposition à des fuites massives.
  5. La décentralisation est la seule réponse structurelle. Des projets émergents comme U2P ou gratis proposent des modèles sans administrateur central, supprimant la cible juteuse que constitue un tracker centralisé.

L’affaire Ygg n’est pas un fait divers : c’est un laboratoire grandeur nature pour la formation des futurs ingénieurs en sécurité. Elle illustre, à elle seule, la quasi-totalité des chapitres d’un cursus moderne : audit de configuration, cryptographie appliquée, analyse forensique, conformité RGPD, lutte anti-blanchiment et renseignement en sources ouvertes.

C’est précisément ce continuum que nous formons à l’ESGI, où la recherche appliquée nourrit directement la pédagogie.

La meilleure protection, rappeller à chaque promotion, reste la plus simple : ne pas avoir recours à ces plateformes, et privilégier des voies légales et éthiques pour le partage et la consommation de contenus numériques.

 

 

 

Par Thibaud Robin, consultant en cybersécurité et enseignant à l’ESGI (École Supérieure de Génie Informatique)

Échange à l’ESGI : Théo Przybylski réalise son rêve en Corée du Sud


Actualité publiée le 9 June 2026

Partir étudier à l’étranger est souvent une expérience marquante dans un parcours étudiant. Grâce à son échange rendu possible par l’ESGI, Théo Przybylski a eu l’opportunité de vivre quatre mois à Séoul, en Corée du Sud, au sein de la Hanyang University. Entre découverte culturelle, vie étudiante internationale et immersion dans l’un des pays les plus innovants d’Asie, il revient sur une aventure qui a profondément marqué son parcours.

Pourquoi choisir un échange à l’ESGI ?

Étudiant en 3e année à l’ESGI, Théo Przybylski a profité du programme d’échange à l’ESGI pour partir quatre mois en Corée du Sud à la Hanyang University. Une opportunité qu’il attendait depuis longtemps, lui qui rêvait de découvrir l’Asie et sa culture.

« Partir en Corée du Sud était un rêve pour moi. Quand j’ai appris que je pouvais y étudier grâce à mon école, je n’ai pas hésité une seule seconde. »

 

 

 

Étudier à la Hanyang University

Dans le cadre de son échange, Théo a suivi plusieurs cours d’informatique, notamment en intelligence artificielle, réseaux, algorithmique et microprocesseurs. Il a apprécié un rythme de travail différent de celui qu’il connaissait en France, avec davantage de temps pour découvrir son pays d’accueil.

Selon lui, les cours étaient bien structurés et enrichissants, même si certains enseignants rencontraient parfois des difficultés à s’exprimer en anglais.

 

 

 

Une immersion dans la vie coréenne

Au-delà de l’expérience académique, ce séjour lui a permis de s’immerger pleinement dans la culture sud-coréenne. Entre les quartiers animés de Séoul, les restaurants locaux, les événements étudiants et les rencontres internationales, chaque journée était l’occasion de faire de nouvelles découvertes.

Son meilleur souvenir reste sa visite au LOL PARK, célèbre salle dédiée à l’e-sport, où il a rencontré des personnes avec qui il échange encore aujourd’hui.

 

 

 

Le conseil de Théo aux futurs étudiants

Pour Théo, partir en échange est une expérience unique qui permet de gagner en autonomie, de découvrir une nouvelle culture et de vivre des moments inoubliables.

« C’est une opportunité qu’il faut saisir. On apprend autant sur soi-même que sur le pays que l’on découvre. »

L’ESGI, une école du numérique reconnue par Le Figaro Étudiant


Actualité publiée le 6 May 2026

L’ESGI s’impose une nouvelle fois comme une référence incontournable dans le paysage de l’enseignement supérieur numérique en France. Dans son classement 2026, Le Figaro Étudiant place l’établissement sur le podium des meilleures écoles du secteur, confirmant la qualité de son modèle pédagogique et son adéquation avec les besoins du marché.

Une reconnaissance forte dans un secteur compétitif

Dans un contexte où les formations numériques se multiplient, l’ESGI se distingue par des performances particulièrement solides. L’école se classe :

  • 2e meilleure école sur la thématique de l’emploi
  • 3e meilleure école dans le domaine du numérique et du digital

Ces résultats traduisent une réalité concrète : les diplômés de l’ESGI bénéficient d’une excellente insertion professionnelle et répondent aux attentes des entreprises, notamment dans des domaines en forte tension comme la cybersécurité, la data ou encore l’intelligence artificielle.

Une méthodologie exigeante et transparente

Le classement 2026 du Figaro Étudiant repose sur une analyse approfondie de 34 écoles spécialisées dans le numérique. Pour garantir la pertinence des résultats, seuls les établissements dont au moins 50 % des formations sont orientées vers des métiers techniques ont été retenus.

Trois grands critères ont structuré l’évaluation :

  • la reconnaissance académique (coefficient 4)
  • l’employabilité des diplômés (coefficient 4)
  • l’ouverture à l’international (coefficient 1)

Cette approche permet de fournir une vision claire et fiable aux étudiants en quête d’une formation solide dans un secteur en constante évolution.

Plus de 40 ans d’expertise au service du numérique

Fondée en 1983, l’ESGI s’appuie sur plus de quatre décennies d’expérience pour former les professionnels du numérique. L’école a su évoluer au rythme des transformations technologiques, en adaptant continuellement ses programmes aux nouvelles exigences du marché.

Son approche pédagogique repose notamment sur :

  • une forte professionnalisation
  • une proximité étroite avec les entreprises
  • l’alternance accessible dès la première année

Ce positionnement permet aux étudiants de développer des compétences concrètes et directement mobilisables en entreprise.

Une vision tournée vers l’avenir

Ce classement 2026 vient confirmer la pertinence d’une stratégie construite sur le long terme : former des profils opérationnels, agiles et capables de s’adapter aux mutations rapides du secteur digital.

Dans un monde où les besoins en talents numériques ne cessent de croître, l’ESGI continue ainsi de jouer un rôle clé dans la formation des experts de demain.

Hackathon : les étudiants relèvent le défi Michelin à travers la France


Actualité publiée le 4 May 2026

Un hackathon national au cœur de l’innovation digitale avec Michelin

Le Hackathon de l’Innovation Week vient de s’achever après cinq jours d’intense créativité avec Michelin. Organisé dans le cadre du programme SKOLAE, cet événement a réuni des étudiants issus de quatre écoles majeures : l’ESGI, l’ICAN, l’ECITV et l’EFET CRÉA. Présent sur 10 campus en France, ce hackathon national avait pour objectif de répondre à un défi stratégique lancé par Michelin : repenser sa stratégie digitale et renforcer son influence auprès des jeunes générations.

L’un des points forts de ce hackathon a été la collaboration entre étudiants aux profils complémentaires. Développeurs, designers et experts en marketing ont travaillé main dans la main pour imaginer des solutions innovantes. Cette approche transversale a permis aux participants de confronter leurs idées, de sortir de leur zone de confort et de produire, en un temps record, des projets concrets et pertinents. Les campus mobilisés, répartis sur tout le territoire, ont contribué à faire de cet événement un véritable laboratoire d’innovation à l’échelle nationale.

Michelin au cœur du challenge étudiant

Le groupe Michelin a proposé un cas réel aux étudiants : moderniser son image et renforcer sa présence digitale auprès d’un public jeune.

Un défi ambitieux qui a poussé les participants à explorer de nouveaux leviers d’influence, à imaginer des campagnes digitales créatives et à repenser les usages numériques de la marque.

À l’issue de ces cinq jours de compétition, le jury a récompensé les meilleures équipes :

  • 1ère place : Campus Sciences-U Lyon
  • 2ème place : Campus de Bordeaux
  • 3ème place : Campus de Paris

Le campus de Lyon s’est particulièrement distingué par la qualité, la pertinence et l’innovation de sa proposition.

Une expérience formatrice pour les talents de demain

Au-delà de la compétition, ce hackathon a été une expérience pédagogique riche pour tous les participants. Travail en équipe, gestion de projet, créativité et adaptabilité ont été au cœur de cette immersion professionnelle. Les étudiants repartent avec des compétences renforcées et une expérience concrète valorisable dans leur futur parcours professionnel.

Hackathon Skolae


Actualité publiée le 16 April 2026

Du 20 au 24 avril, les étudiants de l’ESGI, ICAN, ECITV et EFET CREA sur 10 campus se réuniront pour concevoir un projet numérique en équipe sur un sujet mystère. 

Le prochain hackathon Skolae marquera un temps fort de l’année où la pratique prendra le dessus sur les cours habituels. Durant une semaine, les participants travailleront sur un sujet concret qui leur sera présenté lors du lancement de l’événement. L’objectif sera de s’organiser en groupe pour proposer une solution numérique adaptée aux besoins exprimés. Cet exercice permettra de voir comment se déroule la création d’un projet de A à Z, depuis la réflexion initiale jusqu’à la réalisation finale. Ce sera une occasion de tester ses connaissances sur un cas réel.

Une organisation par équipe du 20 au 24 avril

 

Le travail se déroulera sur cinq jours pour aboutir à un projet final.

Le calendrier de ce hackathon Skolae sera fixé du 20 au 24 avril. Durant cette période, les étudiants ne suivront pas leur emploi du temps habituel mais se consacreront entièrement à leur projet. Chaque équipe devra gérer son temps pour répondre aux attentes qui seront détaillées lors du lancement. Il s’agira de s’adapter aux demandes et de proposer un outil ou une plateforme qui fonctionne. Ce format permettra de découvrir le rythme de travail que l’on retrouve en entreprise.

 

 

La collaboration entre plusieurs écoles du réseau Skolae

 

Les étudiants de l’ESGI travailleront avec d’autres profils spécialisés.

Pour ce hackathon, les groupes seront composés de profils variés. On y retrouvera des étudiants de l’ESGI pour les filières Ingénierie du Web et Ingénierie de la Blockchain, ainsi que des étudiants de l’ECITV, de l’ICAN et de l’EFET CREA. Ces quatre établissements font partie du réseau d’écoles spécialisées en alternance SKOLAE. Cette mixité permettra de mélanger les compétences techniques, le marketing et le design. Apprendre à travailler avec des personnes qui ont des métiers différents sera un point important de cet événement. Chaque profil apportera son expertise pour construire le projet. Les campus de Paris, Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes, Reims, Rennes, et Toulouse seront mobilisés sur le hackathon.

 

 

Un exercice utile pour le parcours professionnel

 

Cette expérience permettra de préparer l’entrée sur le marché du travail.

Réaliser un projet dans le cadre d’un hackathon étudiant constituera un point positif pour un CV. Les recruteurs apprécient de voir que les étudiants ont déjà travaillé en équipe sur des sujets concrets. Cela montrera une capacité à s’organiser et à utiliser ses compétences dans un cadre professionnel. Au-delà de l’aspect technique, ce sera une opportunité de développer des méthodes de travail efficaces. Ce sera un exercice qui complétera la formation reçue tout au long de l’année à l’école.

 

 

Une présentation devant un jury le vendredi

 

La semaine se terminera par une explication du projet réalisé.

Le dernier jour, le vendredi 24 avril, chaque équipe présentera son travail. Ce moment permettra d’expliquer les choix qui auront été faits et de montrer le résultat obtenu après cinq jours de travail. Un jury composé de professionnels examinera les projets et posera des questions aux participants. Ce temps d’échange sera utile pour apprendre à présenter ses idées de manière claire. Ce sera la fin du hackathon et cela permettra de faire le bilan sur ce qui aura été produit durant la semaine.

Inscrivez-vous au HackNation


Actualité publiée le 14 April 2026

L’ESGI est la seule école française à accueillir le HackNation, un hackathon sur l’IA de 24h sponsorisé par OpenAI, le MIT et bien d’autres encore. Le HackNation est un hackathon qui s’impose comme un événement incontournable pour les passionnés d’intelligence artificielle à travers le monde. Le petit plus, le vainqueur de cet hackathon sortira avec un cash prize de 30 000 dollars.

Organisé les 25 et 26 avril, ce hackathon international réunira des développeurs, entrepreneurs et créateurs issus de grandes villes technologiques comme Paris, Boston, San Francisco, Munich, Londres et Zurich, tout en restant accessible en ligne pour les participants du monde entier. Des étudiants de l’ESGI feront partis des participants.

Sur Paris, il aura lieu au 64 rue de Ranelagh 75016 , sur le campus d’écoles spécialisées du réseau SKOLAE.

Les inscriptions se font ici.

Un hackathon d’envergure internationale

 

Ce rendez-vous mondial se distingue par la qualité de son réseau et l’ampleur de ses ambitions. Soutenu par des institutions et entreprises majeures telles que OpenAI, Databricks, ainsi que les prestigieuses universités MIT et Stanford University, l’événement attire les talents les plus prometteurs du secteur.

L’objectif est clair : permettre aux participants de concevoir, prototyper et lancer des projets concrets en intelligence artificielle en un temps record.

Des récompenses à la hauteur des ambitions

 

Le hackathon propose plus de 30 000 dollars de prix, accompagnés de plus de 150 000 dollars en crédits API. Une dotation significative qui permet aux équipes de transformer leurs idées en solutions réelles, prêtes à être déployées.

Au-delà des récompenses financières, les meilleures équipes auront accès à un programme d’incubation exclusif. Elles bénéficieront de l’accompagnement de mentors issus d’organisations de premier plan comme Microsoft, OpenAI ou encore Harvard et Stanford.

Dans un contexte où l’intelligence artificielle transforme tous les secteurs, ce hackathon représente une opportunité stratégique pour se connecter à un réseau international, accélérer un projet innovant et se faire remarquer par des acteurs majeurs de l’écosystème technologique.

 

 

L’ESGI : l’école d’informatique primée en cybersécurité et en IA


Actualité publiée le 7 April 2026

L’ESGI s’impose aujourd’hui comme une école d’informatique de référence en France grâce à l’excellence de ses étudiants dans des domaines clés comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle et le développement. À travers de nombreuses compétitions nationales et internationales, l’école démontre concrètement la qualité de sa formation et son adéquation avec les attentes du marché.

Une école de cybersécurité d’excellence

L’ESGI est reconnue pour la qualité de sa formation en cybersécurité et en infrastructure. Membre du Pôle d’Excellence Cyber, elle forme des experts capables d’intervenir sur des problématiques critiques de sécurité informatique.

Les résultats obtenus par les étudiants illustrent ce niveau d’exigence :

  • Cisco Networking Academy Cup 2026 : 1ère en France, 2ème en Europe et 3ème en EMEA de la phase 1
  • Cybercup Cisco 2025 : 1ère place en France et 3ème mondiale (47 000 participants)
  • Locked Shields OTAN 2025 : 2ème place en Europe (équipe France-Pologne)
  • European Cybercup 2025 : 1ère place en Active Directory
  • Cisco Networking Academy Cup 2025 : 1ère en France, 2ème en Europe et 3ème en EMEA
  • CTF des Assises régionales de la cybersécurité : 1ère place en équipe

Ces performances positionnent l’ESGI comme une école de cybersécurité incontournable pour les étudiants.

 

 

 

 

ESGI et intelligence artificielle : une formation tournée vers l’innovation

L’intelligence artificielle est devenue un pilier des métiers du numérique. Les étudiants de l’ESGI développent des compétences avancées dans ce domaine, comme en témoigne leur 1ère place au Hackathon DIRISI 2025 (maintenant Commissariat au numérique de défense), une compétition mêlant IA, cybersécurité et développement web.

Ce type de projet permet aux étudiants de travailler sur des cas réels et de proposer des solutions innovantes, renforçant ainsi leur employabilité dans les secteurs technologiques.

 

 

 

 

Développement informatique : des étudiants primés dans des concours internationaux

Au-delà de la cybersécurité, l’ESGI se distingue également en développement informatique. Les étudiants participent à des hackathons, concours et événements technologiques de haut niveau, avec des résultats significatifs :

  • MasterDev 2025 : 2ème meilleur développeur de France (sur 500 participants)
  • NASA Space Apps Challenge 2025 : 1ère place
  • SIGGRAPH USA : 1ère place (poster)
  • Laval Virtual : 2ème place
  • Hackathons Blockchain (HEC, Université Dauphine, BC Week Bahamut 2025) : plusieurs 1ères places
  • Hacking Paris 2025 : 2ème place lors d’un hackathon international au Parc des Princes.

Ces distinctions mettent en avant la maîtrise des technologies émergentes comme la blockchain, la réalité virtuelle ou encore les systèmes distribués.

 

Pourquoi choisir l’ESGI pour ses études en informatique ?

Choisir l’ESGI, c’est intégrer une école d’informatique qui valorise l’apprentissage par la pratique, les projets concrets et la participation à des compétitions professionnelles.

En se positionnant sur des événements majeurs et en obtenant des classements de premier plan, l’ESGI confirme son rôle d’acteur clé dans la formation aux métiers de l’informatique et de la cybersécurité en France.

 

Retour sur le talk-show Skolae : sensibilisation à la cybersécurité


Actualité publiée le 12 March 2026

Introduction

Mardi 10/02/206, le réseau Skolae a organisé un talk-show de sensibilisation à la cybersécurité ayant rassemblé plus de 350 étudiants. Animé par Thibaud Robin, expert en audits de sécurité offensifs, l’événement a mêlé retours d’expérience, démonstrations d’outils et conseils pratiques destinés aussi bien aux novices qu’aux étudiants spécialisés.

L’objectif était clair : donner des repères concrets pour améliorer son hygiène numérique au quotidien et comprendre comment se prémunir contre des attaques simples comme contre des menaces plus sophistiquées.

Comprendre le cadre : pentest, sensibilisation et limites éthiques

Thibaud Robin a commencé par replacer son intervention dans le cadre professionnel du pentest, expliquant que son rôle consiste à simuler des attaques pour déceler des vulnérabilités avant qu’un acteur malveillant ne les exploite.

Cette approche offensive n’a pas pour but de nuire mais de révéler des failles techniques et humaines afin d’améliorer les défenses. Les démonstrations et les outils présentés servent donc d’outils pédagogiques. Il a donc pu prouver comment une faiblesse apparemment anodine peut conduire à une compromission plus large si elle n’est pas traitée.

Kamal Hennou, directeur de l’ESGI, a lui aussi appuyé sur l’importance de l’éthique et de l’autorisation écrite : tout test réalisé sur un système qui n’appartient pas à l’auditeur doit être précédé d’un mandat explicite et d’un cadre légal clair.

 

 

Conseils actionnables détaillés

Conseil 1 : sécuriser les objets physiques et les accès

La protection des objets physiques a été un point central du talk-show. Les badges d’accès, souvent perçus comme anodins, peuvent être clonés par des appareils grand public et utilisés pour s’introduire dans des locaux sécurisés.

Il est donc impératif de garder son badge sur soi, de le ranger dans un porte-badge fermé lorsque l’on se déplace et de signaler immédiatement toute perte au service informatique afin que l’accès soit révoqué.

De la même manière, les téléphones, clés USB et ordinateurs portables doivent être traités comme des vecteurs potentiels d’accès :

· verrouillage par mot de passe ou biométrie

· chiffrement des disques lorsque disponible

· procédures claires en cas de vol ou de perte.

Les intervenants ont insisté sur la responsabilité individuelle : un badge ou un PC laissé sans surveillance peut compromettre non seulement la personne mais aussi l’entreprise.

Conseil 2 : renforcer l’authentification et la gestion des mots de passe

L’usage d’un gestionnaire de mots de passe pour générer et stocker des mots de passe uniques et complexes a été fortement recommandé, de même que l’activation de l’authentification à deux facteurs (2FA) sur tous les comptes sensibles.

Les intervenants ont précisé que les méthodes basées sur des applications d’authentification ou des clés physiques (U2F) offrent une meilleure résistance que les codes SMS. Il est également essentiel d’adopter une politique personnelle de renouvellement des mots de passe après une compromission et d’éviter la réutilisation entre services.

Ces pratiques réduisent considérablement la probabilité qu’une fuite de données sur un service tiers n’entraîne une compromission en cascade.

 

Conseil 3 : se prémunir contre le phishing et l’ingénierie sociale

La conférence a rappelé que la plupart des compromissions commencent par une erreur humaine exploitée via le phishing ou l’ingénierie sociale. Apprendre à vérifier l’adresse complète d’un expéditeur, à inspecter les en-têtes d’e-mail et à ne jamais divulguer d’informations sensibles sans vérification sont des réflexes à cultiver.

Les intervenants ont encouragé la participation à des simulations de phishing et à des formations pratiques pour reconnaître les signaux d’alerte : liens suspects, demandes d’urgence, pièces jointes inattendues.

En cas de doute, il faut toujours recouper l’information via un canal officiel connu plutôt que de répondre directement à un message potentiellement frauduleux.

 

Conseil 4 : se tenir informé des menaces avancées et adopter une posture défensive

Enfin, la conférence a abordé la notion d’APT (acteurs persistants avancés) pour rappeler que certaines menaces sont ciblées et sophistiquées. Comprendre l’existence de ces acteurs et leurs objectifs aide à prioriser les mesures de défense : journalisation des événements, détection d’anomalies, sauvegardes régulières et plans de réponse aux incidents.

Les étudiants ont été encouragés à suivre des ressources fiables, à lire des enquêtes et à s’abonner à des chaînes spécialisées pour rester informés des évolutions techniques et des campagnes en cours (exemple celle de Trackflaw)

 

 

Conclusion

Le talk-show cyber Skolae a rappelé que la cybersécurité n’est pas une discipline réservée aux spécialistes mais une compétence collective qui commence par des gestes simples et des habitudes quotidiennes.

Entre la protection des objets physiques, la gestion rigoureuse des mots de passe, la mise à jour des systèmes, la vigilance face au phishing et la compréhension des outils pédagogiques, chaque étudiant peut agir pour réduire significativement les risques.

L’événement a aussi mis en lumière l’importance d’un apprentissage encadré et d’une culture de la responsabilité : se former, s’informer et partager les bonnes pratiques sont les meilleurs moyens de construire des environnements numériques plus sûrs.

 

 

 

 

 

 

 

Pour voir ou revoir la conférence :

https://reseauges75-my.sharepoint.com/personal/llebranchu1_reseau-ges_fr/_layouts/15/stream.aspx?id=%2Fpersonal%2Fllebranchu1_reseau-ges_fr%2FDocuments%2FEnregistrements%2F19h+-+20h+%21-20260210_191500-Enregistrement+de+la+r%C3%A9union.mp4&nav=eyJwbGF5YmFja09wdGlvbnMiOnsic3RhcnRUaW1lSW5TZWNvbmRzIjozMDIzLjQ5MTg1M319&referrer=StreamWebApp.Web&referrerScenario=AddressBarCopied.view.8db3b3fc-1ec1-46c6-a170-b37ed0159a9a&startedResponseCatch=true

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